lundi 24 décembre 2007

तप मरोक

nojour tous dans notre maroc

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Casablanca tournage du téléfilm Une autre vie de M.A.Tazi

Le réalisateur Mohamed Abderrahman Tazi tourne actuellement à Casablanca son téléfilm "Une autre vie'' qui devra passer sur le petit écran d'ici six semaines.

Cette pellicule met en avant un thème d'actualité sociale traitant de la relation père-fils et des déviations de la jeunesse, tout en abordant une dimension philosophique où s'entremêlent l'ici-bas et l'au-delà, a confié, vendredi sur une scène de tournage, le réalisateur dans une déclaration à la MAP.

L'histoire du film, qui nécessitera un budget de 1 million dh et 3 semaines de tournage, raconte les mésaventures d'un père à la recherche de son fils qui n'a plus donné signe de vie juste après les explosions terroristes qu'a connues la ville de Casablanca.

A l'affiche de ce film, produit par la Société nationale de radiodiffusion et de télévision (SNRT) et dont le scénario est écrit par Ahmed Bouanani, on retrouve, entre autres, l'incontournable Mohamed Majd, Houda Rihani, Youssef El Joundi et Abdellah Didane.

Mohamed Abderrahman Tazi est né à Fès en 1942. Diplômé de l'Institut des Hautes Etudes Cinématographiques (IDHEC) à Paris en 1963, il a suivi en 1974-1975 des études de Communication à l'université de Syracuse (USA).

Producteur et réalisateur de programmes culturels pour la RTM et la télévision espagnole, il a également travaillé au côté notamment de Robert Wise, John Huston ou encore Francis F. Coppola sur des films tournés au Maroc.

Il tourne un premier long métrage de fiction "Le Grand Voyage'' (1981), puis réalise et produit "Badis"' (1989), "A la recherche du mari de ma femme" (1994), "Lalla Hobby" (1997) et "Les voisines d'Abou Moussa" (2003).

Une photographe brésilienne porte son regard sur les couleurs du Maroc

L'exposition "Maroc, du bleu à l'ocre", montée par l'artiste photographe brésilienne Lucinda Simas Magalhaes à l'espace Expressions de la Caisse de dépôt et de gestion (CDG), est un regard résolument esthétique sur un Maroc en bleu, attentif aux secrets de ses paysages et de sa culture.

Les photographies de Magalhaes, exposées depuis jeudi à l'initiative de la Fondation de la Culture islamique (basée à Madrid) en collaboration avec la CDG, illustrent l'extrême sensibilité de l'artiste lui permettant de capter les scènes les plus vivantes et les plus éphémères. Dans ses photos, les couleurs se marient harmonieusement, et traduisent surtout la diversité et la richesse de la géographie et de l'histoire du Maroc dans tous ses états (mer, sahara, artisanat, murailles...).

La prédominance du bleu et de l'ocre dans les clichés reflète l'abondance des deux couleurs dans la réalité et les paysages marocains en général, a déclaré à la MAP Mme Magalhaes, épouse de l'ambassadeur du Brésil au Maroc.

Selon le président de la Fondation de la culture islamique, Cherif Abderrahmane Jah, le regard que jette l'artiste sur le Maroc transcende les apparences pour lever le voile sur divers secrets et expressions de la culture marocaine.

Les recettes de l'exposition "Maroc, du bleu à l'ocre", qui se tient jusqu'au 29 février, vont profiter aux oeuvres sociales du Cercle diplomatique de Rabat.

Sociologue et anthropologue, Mme Magalhaes, née en 1953, est traductrice depuis 1973. Après des études de photographie aux Etats-Unis, elle se consacre à la photographie en noir et blanc avant de passer à la photographie numérique.

Clôture de la 14ème édition du SIEL

La 14-ème édition du Salon International de l'Edition et du Livre (SIEL) a pris fin dimanche après dix jours d'exposition, de conférence/débats, de lectures poétiques et de soirées artistiques.


Fin de la 14ème édition du SIEL et que vive la lecture
Quelque 590 exposants venant de 46 pays dont la France invitée d'honneur, ont fait le déplacement au SIEL organisé cette année sous le thème "Fête de la lecture" dans la perspective de réconcilier le grand public avec le livre. Une mission de longue haleine comme le reconnaissent décideurs et professionnels mais pas impossible comme en témoignent les milliers de visiteurs qui ont investi quotidiennement les allées du salon où le livre, cet incontournable outil d'apprentissage et du savoir, était présent en masse, dans toutes les formes, pour tous les âges. La thématique des ouvrages exposés était aussi dense que variée et a embrassé les sciences comme la littérature, la politique tout autant que la religion, le sport et les arts culinaires.
# Editeur, de la passion et des peurs
Au Salon du Livre et de l’Edition de Casablanca, il y a ceux que l’on reconnaît rapidement, comme Tahar Ben Jelloun, stars de la rhétorique, identifiable par l’attroupement qui l’escorte. Et puis il y a les autres, ceux, plus discrets, qui contribuent à forger la renommée des écrivains. Eux, ce sont les éditeurs sans qui le livre n’a pas d’existence.
# Mohamed Kettani: ''L'islam, une religion de dialogue et de compréhension''
L'islam est une religion de dialogue qui appelle à la discussion et à la compréhension, a souligné Dr Mohamed Kettani, membre de l'Académie du Royaume.

# Présentation du roman de ''Kharaito Arrouh''
Le roman épique et d'anthologie de l'écrivain libyen Ibrahim Al Faqih ''Kharaito Arrouh'' (cartes de l'âme, 12 tomes et 3.000 pages)) a été présenté lors du Salon International de l'Edition et du Livre (SIEL) qui se tient à Casablanca.

# Rencontre autour de la littérature marocaine d'expression française
La littérature marocaine d'expression française a été au centre d'une rencontre organisée, mercredi à Casablanca, dans le cadre de la 14ème édition du Salon international de l'Edition et du Livre (SIEL).

# Table ronde: le témoignage, élément important dans l'écriture de l'histoire
Le témoignage, écrit ou oral, présent ou passé, individuel ou collectif, constitue un important élément d'écriture de l'histoire d'un pays, a-t-on souligné mercredi lors d'une table ronde organisée dans le cadre du Salon International de l'Edition et du Livre (SIEL), qui se tient à Casablanca depuis vendredi dernier.

# Rencontre au SIEL avec Tahar Ben Jelloun, le poète
Une rencontre consacrée à l'expérience poétique de Tahar Ben Jelloun a été organisée samedi à Casablanca, dans le cadre du 14ème Salon International de l'Edition et du Livre (SIEL). ''C'est par la poésie, cet héritage arabe, que j'ai commencé'', a-t-il confié, estimant que "dans l'obscurité du monde, la poésie nous éclaire la voie''. Il a cité l'exemple du grand poète arabe Mahmoud Darwish qui a écrit "pour l'humanité et non seulement pour la cause palestinienne".

# Présentation du prix goncourt 2007 "Alabama Song'' de Gilles Leroy
L'écrivain français Gilles Leroy a présenté, mardi à Casablanca, son dernier opus "Alabama Song'' (prix Goncourt 2007 publié aux éditions "Mercure de France") dans le cadre du 14ème Salon International de l'Edition et du Livre (SIEL).

# Irène Frain: ''La littérature féminine n'est plus restreinte à l'écrit sentimental''
La littérature féminine n'est plus restreinte à l'écrit sentimental ou intime et a investi le large éventail des préoccupations humaines, estime l'écrivaine française, Irène Frain.

# Rencontre: Réduire la fracture numérique dans le monde arabe
Réduire la fracture numérique dans le monde arabe a été au centre d'une rencontre des membres de l'Union arabe de l'édition électronique tenue en marge du Salon International de l'Edition et du Livre (SIEL) organisé du 8 au 17 février à Casablanca.

# ''Conversation avec adonis, mon père'' de sa fille Esber
Ninar Esber a dressé, dans son livre "conversation avec Adonis, mon père'', présenté samedi au Salon International de l'Edition et du Livre (SIEL), une centaine de questions pour dialoguer avec le poète qu'elle a peu connu.

# Rencontre autour du roman "Rafif Al Foussoul" de Mohamed Maazouz
Le roman de Mohamed Maazouz "Rafif Al Foussoul" (Envolement des saisons), qui a reçu le prix du Maroc du Livre catégorie création littéraire, a été au centre d'une rencontre animée par des critiques et hommes de lettres, samedi au 14ème Salon international de l'édition et du livre (SIEL) qui se tient à Casablanca.

# Table ronde: Le livre universitaire face aux problématiques de l'édition
Les intervenants à une table ronde organisée, samedi à Casablanca, sous le thème "la presse universitaire au Maroc : état des lieux et perspectives" ont mis l'accent sur les problèmes que rencontre le livre universitaire aux niveaux de l'édition et de la diffusion dans le monde arabe.

# Partenariat entre les Bibliothèque Nationale de France et du Maroc
La Bibliothèque Nationale du Royaume du Maroc (BNRM), la Bibliothèque Nationale de France (BNF) et l'ambassade de France à Rabat, ont signé samedi à Casablanca une convention de coopération portant notamment sur le système d'information globale, la numérisation et la conservation et la valorisation du patrimoine.

# La présence de la France, ''une symbolique valorisante''
La présence de la France en tant qu'invitée d'honneur au 14-ème Salon International de l'Edition et du Livre (SIEL) confère à cette édition un caractère particulier et une symbolique valorisante, a souligné samedi à Casablanca la ministre de la culture Mme Touria Jabrane.

# Le SIEL, une occasion pour la promotion de la lecture au Maroc
Le Salon International de l'Edition et du Livre (SIEL), dont la 14-ème édition s'ouvrira vendredi à Casablanca, est une occasion pour la promotion de la lecture au Maroc, a indiqué M. Abdelkader Retnani, responsable de la maison d'Edition "Eddif''.

# A vos livres, prêt… lisez !
La foire aux mots se réapproprie le bord de mer casablancais. Littérature, débats et même concerts sont au programme de la 14e édition du Salon International de l’Edition et du Livre de Casablanca qui ouvre ses portes samedi 9 février. Les passionnés pourront jusqu’au 17 février crouler sous une avalanche de livres, notamment français. La langue de Molière est à l’honneur.


source : AFP

1ère réunion de la Commission ministérielle chargée des MRE

La Commission ministérielle chargée des Marocains résidant à l'étranger (MRE) a tenu, mardi à Rabat, sa première réunion, sous la présidence du Premier ministre, M. Abbas El Fassi.


Un communiqué de la Primature précise que M. El Fassi a réitéré, à cette occasion, la détermination du gouvernement à apporter le soutien nécessaire au Conseil supérieur de la communauté marocaine à l'étranger, qui constitue un nouveau jalon dans l'édifice institutionnel national, dédié essentiellement à une catégorie de la société marocaine, qui bénéfice de la Haute sollicitude de SM le Roi Mohammed VI.

La montée de nouvelles générations d'immigrés et la parution de nouvelles préoccupations nécessitent une nouvelle politique nationale dédiée aux MRE et basée sur une approche partenariale, intégrée et cohérente pour garantir l'efficacité dans la gestion des affaires des MRE, ajoute M. El Fassi.

Pour sa part, le ministre délégué chargé de la Communauté marocaine résidant à l'étranger, M. Mohammed Ameur, a présenté les grandes lignes du projet du plan quinquennal dédié à la promotion de la situation des MRE.

Ce plan porte sur des propositions pratiques visant l'élaboration d'une nouvelle vision stratégique au niveau des politiques publiques dédiées aux MRE.

Il définit également des mesures à même de promouvoir et d'accompagner les projets d'investissement des MRE au Maroc, tirer profit des compétences marocaines à l'étranger et appuyer l'action associative et encourager les programmes de coopération entre l'Etat et les associations oeuvrant dans ce domaine, a-t-il ajouté.

M. Ameur a précisé que ce plan concerne également les mesures à prendre pour actualiser et élargir les champs d'application des accords de partenariat, relatifs aux MRE, signés entre le Maroc et les pays d'accueil, promouvoir les moyens d'information et de communication, dans le but de consolider les liens avec la mère patrie et encourager les études et les recherches dans le domaine de la migration.

Demi-finales - CAN le Ghana et le Cameroun la Côte d'Ivoire et l'Egypte


Le favori numéro un de la Coupe d'Afrique, la Côte d'Ivoire, et les trois plus beaux palmarès du continent, le Ghana (4 CAN), le Cameroun (4) et l'Egypte (5), forment le somptueux carré des demi-finales de la CAN-2008, après les quarts joués dimanche et lundi.

Le Cameroun est le dernier qualifié pour les demi-finales après sa victoire sur la Tunisie (3-2 après prolongation) en quarts de finale, lundi soir à Tamale. Le Cameroun rejoint le Ghana, qu'il affrontera jeudi à Accra, ainsi que la Côte d'Ivoire et l'Egypte, qui joueront la revanche de la finale 2006, remportée aux tirs au but par les Pharaons.

Le Cameroun a d'abord mené 2-0 grâce à un but du Rennais Stéphane Mbia de la tête (19), puis un coup franc superbe de Geremi (28). La Tunisie a réduit le score également sur un très beau coup franc du Bastiais Chouki Ben Saada (35), et a égalisé à dix minutes de la fin du temps réglementaire par Yassine Chikhaoui, 81), avant de craquer en prolongation sur un nouveau but de Mbia (93). Les Aigles de Carthage n'avaient plus assez de forces pour repartir à l'assaut.

Dans le premier quart de la journée, l'Egypte a battu l'Angola (2-1). Les tenants du titre retrouveront en demi-finales la Côte d'Ivoire, qu'ils avaient battue en finale de la CAN-2006 au Caire (0-0, 4 t.a.b. à 2). Les Egyptiens ont profité des largesses de la défense de l'Angola pour marquer sur penalty, consécutif à une main, par Hosny Abd Rabou (23) puis par Amr Zaky de la poitrine (38).

L'Angola avait égalisé grâce à son meilleur joueur, Manucho, qui a trouvé la lucarne d'un coup de canon (26) expédié de plus de 20 mètres, mais n'a pas réussi à rejoindre une seconde fois les Egyptiens au score. Les Palancas Negras ont tout de même réussi leur plus beau parcours en CAN, atteignant pour la première fois les quarts de finale.

Le Cameroun, auteur d'un premier tour en dents de scie, s'est réveillé au moment opportun pour retrouver son jeu et éliminer en prolongation la Tunisie. Jugés moribonds avec leur défense de paille (7 buts encaissés), en manque d'expérience ou tout simplement pas à la hauteur après trois matches sans saveur, ces Lions indomptables, malgré tous leurs défauts, n'ont pas dilapidé l'héritage et l'esprit de leur sélection et restent avant tout des compétiteurs hors pairs.

Même après avoir vu la Tunisie refaire son handicap de deux buts pour s'offrir trente minutes de prolongation, les Camerounais n'ont pas vacillé, finissant par trouver l'ouverture grâce à une reprise du héros de la rencontre, Stéphane Mbia (93), auteur d'un doublé. Le milieu de terrain rennais avait en première période placé sur les bons rails son équipe en ouvrant le score de la tête (18) avant que Geremi, d'un magnifique coup franc des 30 mètres (28), ne double la mise.

C'était avant le réveil de la Tunisie et les deux buts de Ben Saada (35) et surtout du génial Chikhaoui, qui avait relancé le suspense à neuf minutes de la fin du temps réglementaire (81). Mais, même acculés, les Camerounais ont trouvé les ressources nécessaires pour anéantir les espoirs tunisiens en prolongation et s'offrir un duel épicé face au pays organisateur, le Ghana, jeudi à Accra.

Otto Pfister, le doyen des techniciens présents à cette CAN (70 ans), n'avait cessé de le répéter: son équipe est composée de joueurs de classe mondiale. L'Allemand a une certaine capacité à tout exagérer mais il avait en partie raison. Il suffisait juste de placer les Lions Indomptables dos au mur, face à leurs responsabilités de grande puissance africaine.

Oubliées la claque reçue d'entrée par l'Egypte (4-2) et les deux larges mais prévisibles victoires face à la Zambie (5-1) et le Soudan (3-0). Le Cameroun attendait que les choses sérieuses débutent pour retrouver son vrai visage, celui d'un quadruple champion d'Afrique.

Pfister s'était pourtant permis d'innover avec les titularisations de Makoun et de Mbia au milieu et celle d'Idrissou sur le côté gauche de l'attaque. Un choix gagnant, le joueur de Rennes réussissant sans doute l'un des meilleurs matches de sa jeune carrière (21 ans), alors que Makoun, sous-utilisé jusque-là, a été au niveau de ses plus belles heures lilloises.

Eto'o, le meilleur buteur de l'histoire du tournoi (16 buts), qui avait trouvé l'ouverture à chaque rencontre, s'est, lui, fait plus discret avec pour tâche essentielle de mobiliser la charnière tunisienne. Tout n'a toutefois pas été facile pour les Lions, avec une défense encore une fois mise en difficultés et principale responsable du retour au tableau d'affichage d'une Tunisie accrocheuse mais finalement trop limitée derrière.

Le Cameroun efface ainsi pour de bon sa sortie prématurée en quarts de finale de la dernière CAN en Egypte contre la Côte d'Ivoire. En attendant mieux.

Rabat SAR la Princesse Lalla Salma inaugure un hôpital de chimiothérapie

Son Altesse Royale la Princesse Lalla Salma, Présidente de l'Association Lalla Salma de lutte contre le cancer (ALSC), a inauguré, lundi, l'hôpital de jour de chimiothérapie de l'Institut national d'oncologie (INO) Sidi Mohammed Ben Abdellah de Rabat.


Cette structure a été réalisée par l'Association Lalla Salma de lutte contre le cancer, avec une contribution des laboratoires Roche et de l'International Breast Cancer Research Foundation (IBCRF/USA), pour un montant total de 5.000.000 Dhs.

Cet hôpital de jour, qui répond aux normes internationales, accueillera 4800 patients par an et est composé de 6 salles de consultation médicale, de 16 fauteuils de chimiothérapies, de 8 lits, d'une pharmacie et d'une unité de préparation de chimiothérapie.

Il permettra de réaliser différents traitements de chimiothérapies dans les conditions optimales de sécurité et d'assurance qualité et permettra ainsi d'améliorer la qualité de prise en charge des patients et de ce fait les chances de guérison.

L'hôpital permettra, en plus, de diminuer le nombre de complications liées à l'hospitalisation, de rationaliser l'utilisation des médicaments et de diminuer les dépenses sanitaires.

Par la suite, Son Altesse Royale la Princesse Lalla Salma a présidé la signature de deux conventions triennales de partenariat. La première a été signée entre l'association Lalla Salma de lutte contre le cancer représentée par M. Abdessadek Rabiah, administrateur de l'association, et les laboratoires Roche représentés par leur président, M. Sami Zerelli.

Cette convention porte sur quatre axes principaux, à savoir la formation des professionnels de la santé, l'information et la prévention, la détection précoce du cancer du sein et les études épidémiologiques et la recherche scientifique.

La seconde convention, signée entre l'association Lalla Salma de lutte contre le cancer représentée par M. Abdessadek Rabiah et la Caisse Nationale des Organismes de Prévoyance sociale (CNOPS) représentée par son directeur, M.Adelaziz Adnane, porte sur l'organisation de campagnes d'information et de prévention des cancers.

Cette journée du 4 février correspond à la journée mondiale de lutte contre le cancer. Elle a été choisie pour souligner la contribution de l'Association à renforcer la lutte contre cette maladie au Maroc.


أكثر من 800 فتاة مغربية تمتهن الدعارة بالإمارات

عزيز الأنواي

Saturday, January 19, 2008

تدمر العديد من العمال المغاربة المهاجرين في دولة الإمارات العربية المتحدة من السلوكات المشينة لمجموعة من المغربيات اللواتي يمتهن الدعارة هناك. وأكد احد العمال بدولة الإمارات في اتصال بإحدى الجرائد المغربية انه راسل في ذلك الجهات الرسمية بما فيها وزارة الخارجية المغربية و سفارة المغرب في دولة الإمارات حول تزايد المغربيات الممتهنات لبيع الأجساد لكن دون جدوى؛ مؤكدا أن معظم العمال المغاربة يتم تحقيرهم و تذكيرهم من قبل مشغليهم بما تفعله بنات المغرب هناك. وأوضح المتحدث ذاته الذي رفض أن يشار إلى اسمه أن بنات الهوى يسئن كثيرا لسمعة المغرب و يتسببن في إحراج العمال الذين لا يجدون ما يردون به للإهانة، على حد تعبيره .

من جهة أخرى، وجه هذا المهاجر بدولة الإمارات نداء إلى المسؤولين المغاربة يحث فيه على إيجاد حل لهؤلاء الفتيات التي تستغلهن شبكات دعارة تتاجر فيهن بأثمان بخسة، و ينبغي على الدولة في هذا الإطار أن تجد لهن عملا يحفظ لهن كرامتهن؛ كما عليها أن تشدد إجراءات منح التأشيرة إلى دول الخليج التي أضحت مرتعا لبيع الأجساد من دول عربية سواء المغرب أو غيره.

و علاقة بالموضوع، سبق للسلطات الإماراتية أن أعلنت عن توقيف أكثر من 800 فتاة مغربية في الفترة ما بين 2001 و 2004 حيث عملت على ترحيلهن لاحقا، كما منعت من دخول أكثر من 460 فتاة مغربية إثر التأكد من أن عقود العمل التي حصلت من خلالها على التأشيرة كانت مزورة وان الغاية الرئيسية لاستقدامهن كانت العمل في مجال الدعارة، و ارتفعت في السنتين الأخيرتين أعدادهن بشكل كبير نتيجة ارتفاع عدد الشبكات العاملة في مجال تهجير الفتيات للعمل في دور الدعارة و "الكباريهات".

إلى ذلك، كشفت بعض التقارير أن المردود المادي الذي تذره تجارة العمليات المشبوهة في مجال الدعارة على أصحابها خلال السنة ما قبل الماضية زاد عن سبعة ملايير سنتيم(نحو 2 مليون دولار)، ناتجة عن تعاملات بين أفراد الشبكة و المتاجرة في فتيات المغرب في دول الإمارات و غيرها من دول الخليج حيث يسافرن بغرض العمل في فنادق ذات تصنيف عال، لكن لدى وصولهن يتم سحب جواز سفرهن، ويشغلن في دور مخصصة للدعارة .


اعتقال متهمين باغتصاب سائحتين سويديتين في أكادير


هشام المدراوي\ هسبريس

Tuesday, February 05, 2008

في الصورة سياح يأخذون حماما شمسيا على أحد شواطئ أكادير

اعتقلت السلطات الأمنية التابعة لولاية أمن أكادير شابين مغربيين، ويتعلق الأمر بكل من "م.خ" من مواليد 1987 م، و"م.د" من مواليد 1987 م بأكادير. وذلك عقب شكاية لسائحتين سويديتين "إميل ألييت صوفيا" و"ازبيل مادلين" المزدادتان سنة 1985، تفيد تعرضهما ليلة السبت 3 يناير في حدود الساعة العاشرة ليلا لعملية اغتصاب.

وحسب تصريحات "الضحيتان" فقد تعرف عليهما الشابان، قبل يومين من وقوع الحادث، واتفقوا على إتمام السهرة بملهى ليلي يوجد على الشريط السياحي للمدينة، وبعد انتهاء السهرة ضربوا موعدا للالتقاء ليلة السبت على الساعة العاشرة ليلا، وفعلا كانت الأطراف كلها حاضرة في الموعد المحدد، وبينما كانوا في طريقهما نحو فندق "بيتش كلوب"، تم عملية استدراجهما نحو الحديقة المجاورة للفندق، لتتم عملية ممارسة الجنس عليهما.

وقد كشفت التحقيقات الجارية تناقضا واضحا فيما يخص تصريحات المشتكيتين، إذ تحدثت واحدة عن عملية اغتصاب عن طريق استعمال العنف، فيما تحدثت الثانية عن ممارستها للجنس مع أحد الضنينين بمحض إرادتها.

وبناءاً على تلك الأقوال المتضاربة تمت متابعة الشابين بتهمتين مختلفتين، الأول تمت متابعته من أجل الفساد والثاني من أجل الاغتصاب بالعنف.

وعن ظروف اعتقال الشابين، أفاد مصدر أمني رفيع المستوى بولاية أمن أكادير، أن عملية ضبط وإحضار الضنينين تمت مباشرة بعد إيداع السائحتين لشكايتهما، وذلك بعد إدلاءهما بأوصاف المشتكى بهما، وقد جرت عملية التحقيق معهما بخصوص ما نسب إليهما.

هذا ويذكر أن مدينة أكادير، قد شهدت ليلة وقوع الحادث حملة تمشيطية في مناطق محدودة من المدينة، تم من خلالها إلقاء القبض على 54 فتاة، معروفات بسجلهن في مجال الدعارة والفساد، واللواتي تعودن على "المكوث الروتيني" في زنزانة الكوميسارية، حيث تتم عملية ضيافتهن من طرف السلطات الأمنية، قبل عرضهن على أنظار وكيل الملك بابتدائية أكادير، وغالبا ما تنتهي بهن العملية عند أداء "غرامة مالية" ليفرج عنهن في نهاية المطاف، حيث يعاودن أنشطتهن بعد ذلك بكل حرية، وفي هذا الصدد تقول إحدى العاهرات في تصريحاتها لنا "إن لائحة المومسات اللواتي تقوم السلطات الأمنية باعتقالهن، تكون محددة مسبقا، وتعنى بها كل اللواتي امتنعن عن أداء الإتاوات لفائدتهم".

وفي ارتباط بأحداث ليلة السبت، أفاد مجموعة من الشهود العيان في تصريحات متطابقة لنا، على أن دورية أمنية قارة ب"الباطوار"، قامت بمساومة بعض الطلبة كانوا بمعية بعض الطالبات في إطار جولة عادية بالشريط السياحي، وعند وصولهما إلى مكان تواجد الدورية، التقى الطلبة "الذكور" بأصدقاء لهم وتبادلوا معهم أطراف الحديث، في حين ظلت طالبتين بمعزل عن الأخرين.

وقد بادرت عناصر الدورية الأمنية بالتحرش بهما، وبعد امتناعهما عن الاستجابة لهم. تقدم رجال البوليس نحو الجميع ملوحين باعتقال الجميع، بمن فيهم الطالبات، وبعد تدخل الطلبة ردد عليهم أحد رجال البوليس عبارة "اياوا قتل المش" فلم يجد الطالب المسكين سوى مبلغ 10 دراهم وبعد أن أعطاه إياه نهره الشرطي وقال له "أصاحبي دابا ما قتلتي حتا الفار"، حادث يعكس بجلاء روح الاستهتار التي صار يتمتع بها بعض من رجال البوليس بمدينة أكادير، والذي لن تتستر عليها بعض الحملات التمشيطية "الموسمية".

elmedraoui@gmail.com


رشيد نيني يتعرض لاعتداء مسلح بالرباط


هسبريس

Monday, February 04, 2008

تعرض مدير جريدة "المساء" رشيد نيني لاعتداء مسلح مساء أمس الأحد بالرباط.

وأوضح رشيد نيني في تصريح لوكالة المغرب العربي للأنباء، أن ثلاثة أشخاص مجهولين هاجموه لدى خروجه من محطة القطار الرباط-المدينة، حوالي الساعة الثامنة مساءا، بينما كان عائدا إلى بيته، حيث "سلبوه بالقوة محفظته وهاتفيه المحمولين وحاسوبه".

وقد أصيب مدير جريدة " المساء" ، ،بجروح في يده بواسطة سكين ، وتم نقله إلى المستشفى الذي غادره بعد تلقيه الإسعافات الأولية والضرورية.

وصرح رشيد نيني مدير الجريدة الأكثر مبيعا في المغرب أنه تقدم بشكاية لدى مصالح الشرطة بولاية أمن الرباط.،

ويعتبر رشيد نيني أشهر صحافي مغربي بلا منازع ، حصل على جائزة اتحاد كتاب المغرب للأدباء الشباب سنة 1993 ، كما أصدر، على نفقته الخاصة، جريدة ناطقة بالعربية والفرنسية بعنوان "أوال" (أي "كلمات" بالأمازيغية) لم تعمر طويلا، إذ لم يصدر منها سوى ثلاثة أعداد وكتب "يوميات مهاجر سري»، على شكل مذكرات أثناء مُقامه في إسبانيا فيما بين 1997 و2000، ، فضلا عن نشره مقالات ونصوصا مترجمة في مطبوعات خليجية ،عمل بجريدة الصباح وقدم برنامج" نوستالجيا" بالقناة التلفزية دوزيم ، ليؤسس بعدها جريدة المساء .

وحقق رشيد نيني صاحب أشهر عمود في الصحافة المغربية، ما يشبه المعجزة، عندما تربعت جريدة "المساء" في وقت قياسي على عرش الصحافة المكتوبة المغربية .

ويأتي هذا الاعتداء في الوقت الذي تستعد فيه جريدة المساء لإصدار منبر ناطق بالفرنسية ، كما يأتي بعد سلسلة من الضغوطات اليومية التي تتعرض لها الجريدة بفعل خطها التحريري ، وبفعل مطالبة أصوات عديدة ، محسوبة على أحزاب سياسية أو لعلاقتها بأجهزة الدولة ،أو منابر إعلامية منافسة ،بإسكات صوت الجريدة التي حققت كل الأرقام القياسية بالمغرب في فترة وجيزة جدا.


مأساة مواطنين منسيين في عمق الأطلس الكبير


تحقيق : المصطفى أبو الخير

Thursday, January 31, 2008

في الصورة فتيات يتلقين تعليمهن بوسائل بدائية

مواطنون لا يعرفون عن الوطن أي شيء ، ويجهلون الحكومات التي تتعاقب على تدبير شأنه، يجهلون من هو عباس الفاسي وادريس جطو والعنصر وبوستة والقادري.... وكل شخصيات صناعة القرار السياسي وتدبير الشأن العام، باستثناء المحجوبي أحرضان الذي مر من دوارهم مرتين خلال عقد الثمانينيات، ووعدهم خيرا، لكن وعوده تبخرت بمجرد مغادرته للجبل.

دواوير خارج التغطية

دوار أيت حمزة هو أحد الدواوير النائية الواقعة خارج التغطية ، دوار ينتمي لجماعة أيت تمليل بدائرة "دمنات" يقع على إحدى ضفاف واد تساوت، بعمق الأطلس الكبير على الحدود الفاصلة بين إقليمي أزيلال و ورزازات ، وهو كذلك أحد الدواوير المتاخمة للحدود بين إقليمين، وضع تتقاسمه دواوير كثيرة مثله كدوار أيت علا، افلو،أيت علي نطو، مكداز، فخور، امزيلن وتزناخت.

أيت حمزة دوار إلى جانب غيره،من الدواوير النائية بدائرة "دمنات" يفتقر إلى الطريق التي تربطه بالعالم الخارجي، و كلمة الطريق أو "أبريد" كما يصطلح عليها بالأمازيغية لها وقع خاص لا يشعر به أو يفهم مدلولاته إلا من عرف معاناة أهل الجبل ، يفتقر الدوار أيضا للماء، والمستوصف...دون الحديث طبعا عن الكماليات من مدرسة وكهرباء ...

يقول عمر الربيعي رئيس جمعية "أيت حمزة للتنمية والسياحة" والتي تهدف إلى جلب الماء الصالح للشرب للدوار والساقية لسقي الناس وفلاحتهم البدائية " تواجد الطريق رهين بتوقف هطول الأمطار، فكلما حل فصل الشتاء، كلما فاض النهر، فيتعذر على سكان مجموعة من الدواوير الوصول إلى سوق "افلو" وهو السوق الأسبوعي الوحيد، الصغير والبسيط، الذي يبعد عن الدوار بحوالي 8 كلم، يقطعها المتسوقون على الأقدام، وسط مسلك جبلي وعر محاذ للضفة اليسرى للنهر، حاملين كل حاجياتهم من مواشي، دقيق، قنينات الغاز والسكر... كل الأساسيات التي يحتاجونها خلال الفصل الممطر، حيث يتعذر عليهم التسوق لان الثلوج تغطي كل شيء، حتى منازلهم البسيطة والتي أنشئت بمواد محلية كالتراب والتبن والخشب، لا يبارحونها إلا لإزالة الثلوج التي تتراكم بكثرة فوق سطوحهم."

التعليم في أيت حمزة كُتّاب بدائي ينشطه متطوع

التعليم بدوار أيت حمزة يكاد يكون منعدما، باستثناء كتاب صغير يؤمه حوالي 50 طفلا، منقسمين بين فتيان بالأسفل، يكونون حلقة يتوسطها متطوع يقوم بدور الفقيه وموقد للنار، لتدفئتهم، حيث تلتهم النار حطبا أخضرا ينفث دخانا ، يحجب الرؤية ويصعب معه ولوج الكتاب و استنشاق الهواء به ولو لمدة قصيرة، "الأطفال يفضلون أن يستنشقوا هواء ا أغلبه دخان على أن يموتوا بردا " يؤكد الحسين أحد أبناء الدوار ، "يقضون أزيد من ثمان ساعات في اليوم، يتطوع أحد أبناء الدوار للقيام بدور المعلم فلا وجود هنا لفقيه حامل للقرآن ، أما الفتيات- كرفاقهم بالطابق السفلي- يتخذن من مجموعة من الأحجار كراس لهن ، بسطح الكتاب حيث البرد القارس الذي تتغير معه بشرة الصغيرات الغضة وتتشقق فيه وجناتهن مخلفا خطوطا دموية ."

منظر الفتيات اللواتي يجلسن فوق الأحجار وهن يرتعشن بردا وغايتهن تحصيل بعض المعرفة ولو على قلتها يؤكد الرغبة القوية لسكان الجبل في البقاء على قيد الحياة مهما كلف الأمر من ثمن غال .

جمعية دوار أيت حمزة عملت على بناء مدرسة تتكون من قسمين وسكن للمعلم، بمساهمة أهل الدوار و أطر من المدرسة الوطنية للهندسة المعمارية، وبقي المعلم هو الهاجس، حيث تحمل المسؤولون عن الجمعية مشاق قطع مسافة تزيد عن 160 كلم للوصول إلى نيابة التعليم بأزيلال و المطالبة بتعيين معلم بالدوار، لكن المسؤولين عن القطاع اعتذروا بلباقة ووعدوهم خيرا السنة المقبلة(2009/ 2008 ). يعلق أحد أبناء الدوار "المهم أنهم وعدونا في الموسم المقبل ونتمنى أن لا يطول الوعد كما فعلوا قبل خمس سنوات عندما وعدونا بإحداث مدرسة بالدوار لكن دون نتيجة ، اليوم توجد المدرسة لكن ينقصنا فقط المعلم فهل يرسلونه هو الآخر أم علينا تدبر معلم " .

المستوصف أسبرين وحبوب منع الحمل

الحديث عن الوضع الصحي وتوفير الخدمات الصحية رفقة أبناء الدوار يشبه الحديث عن معجزات ، أكثر من ثمانية دواوير تبعد عن بعضها البعض بأكثر من 15 كلم ، كلها طرق ومسالك وعرة، لا تتوفر إلا على مستوصف صغير جدا يوجد بدوار مكداز ، يبدو المستوصف نظيفا، يسيره فرنسي وتساعده مغربية في الترجمة، حل بالمنطقة منذ 4 شهور وسيُمضي هناك سنه كاملة ، في إطار مهمة كلف بها من طرف جمعية تسادور( TASSADOUR ) وهي جمعية فرنسية تأسست سنه 2002 من طرف الفرنسي Henry Navarre ))، وهي الجمعية التي قامت بإحداث المستوصف سنة 2004 ، وهي التي ما زالت تسهر على تسييره، في البداية اكتفت الجمعية بتوزيع بعض الادوية البسيطة، إلا أن وزارة الصحة سرعان ما تدخلت وأضحت تزود المستوصف ببعض المستلزمات الطبية العادية كالأسبرين وحبوب منع الحمل .... "المريض ينتظر قدره ويمتثل لمشيئة الله، حتى توافيه المنية بمنزله ، لأنه غير قادر على مواجهة تكاليف العلاج ،والانتقال إلى مستشفيات بعيدة سواء بدمنات أو بمراكش زاد من بعدها عدم وجود الطريق ".

مواطنون يصرخون "أبريد ،أبريد..."

مواطنون لا يعرفون عن سياسة وتطورات الوطن أي شيء ويجهلون من هم الأشخاص أو الأحزاب بالحكومات التي تتعاقب على تدبير شأنه، مجموعة من قاطني الدوار أجمعوا أنهم يجهلون من هو عباس الفاسي وإدريس جطو والعنصر وبوستة والقادري.... وكل شخصيات صناعة القرار السياسي وتدبير الشأن العام، باستثناء المحجوبي أحرضان الذي مر من دوارهم في طريقه من مدينة ورزازات، مرتين خلال عقد الثمانينيات، ووعدهم خيرا، لكن وعوده تبخرت بمجرد مغادرته للجبل، وما سواه لم يزرهم أحد قط، حتى المرشحون للانتخابات التشريعية لم يسبق لهم أن زاروا الدوار وإنما ينوب عنهم الوسطاء في ذلك، مقابل بعض الوعود البسيطة كإصلاح المسلك الطرقي أو... وهي مطالب يوصلها الوسيط للمرشح رغم أنهم يجهلون من هو ما هو الحزب الذي ينتمي له ، كل همهم "أبريد أبريد أبريد " الطريق الطريق الطريق .

" لقد سمعنا أن دوار آيت عبدي في زاوية أحنصال كتبت عنهم الجرائد ،وزارهم الوالي ووعدهم بانجاز الطريق وبزيارتهم ولو على ظهر الدواب ، ونتمنى أن يزورنا بعض المسؤولين نحن كذلك ،لا نريد وظائف ولا نريد شيء، فقط نريد "أبريد أبريد " الطريق الطريق ،لنتمكن من العيش في وقت الثلوج ، وإيجاد الماء في فصل الصيف نبذل بعض المجهودات لكنها تبقى بإمكانات ذاتية ولاتفي بالمطلوب " يقول شيخ مسن من ساكنة الدوار.

صور لمجموعة من المواطنين يفكون العزلة عن أنفسهم بعدما أعياهم الانتظار بعدسة الزميل المصطفى أبو الخير


الأمن ومهربو المخدرات في المغرب: لعبة قط وفأر لا تنتهي

أيمن بن التهامي

Sunday, January 27, 2008

يبتكرون خدع جديدة ويصرون على إخراج بضاعتهم نحو أوروبا

الأمن ومهربو المخدرات في المغرب: لعبة قط وفأر لا تنتهي

"القط والفار" أقدم لعبة بالتاريخ، ووصفها يختزل في كلمة "المطاردة" التي تستعمل فيها مختلف الحيل والتقنيات، دون كلل أو ملل، على الرغم من المخاطر الهائلة التي قد تحملها هذه العملية. وليست صور هذه المراوغات مجسدة فقط من قبل مشاهير السينما أو الأفلام الكارتونية، كما هو الحال بالنسبة إلى القط "طوم" والفأر "جيري"، بل إن لها "نجوما" آخرين على أرض الواقع في المغرب، حيث يدخل الأمن في معركة شرسة مع المهربي المخدرات الذين لم ييأسوا من تكرار محاولات تهريب بضاعتهم نحو أوروبا، رغم وجود كبار بارونات هذه السموم وراء القضبان، وتشديد السلطات المختصة المراقبة على مختلف المعابر، سواء البرية أو البحرية أو الجوية. إلا أن ما يثير الانتباه في هذه المحاولات المتكررة، حبك المهربين، في كل مرة، أفكارا جديدة وإبتكارهم تقنيات متطورة للإفلات بجلدهم من قبضة الأمن.

ويبقى شمال المغرب أقوى ساحة شاهدة على عمليات الكر والفر التي لا تنتهي بين رجال الأمن والمهربين الذين تراجعت مداخيل تجارتهم بعد أن كانت تحقق رقم معاملات يتجاوز 25 مليون مليون أورو سنويا. ولم ينجح تجار المخدرات منذ فترة في إحباك خدعة تعد بمثابة "ضربة معلم"، إذ أحبط رجال الجمارك والدرك مجموعة من المحاولات المتفرقة التي كانت وراء دخول عدد من المهربين إلى السجن، فيما حجزت كميات ضخمة كانت في طريقها نحو أوروبا.

وآخر سيناريو لهذه المحاولات دار في طنجة، حيث ضبطت عناصر الأمن بميناء المدينة، أمس السبت، وبتنسيق مع مصالح الجمارك، كمية تقدر بـ 1.87 طن من مخدر الشيرا، كانت مخبأة في حافلة مسافرين مسجلة في فرنسا.

واكتشف رجال الشرطة أن المخدرات مخبأة على شكل حزم ملفوفة في مستودع الأمتعة بحافلة المسافرين التي كانت متوقفة بمحطة للخدمات على الطريق المؤدية إلى مدينة الرباط، ليسلموا الكمية المحجوزة والحافلة المذكورة إلى مصالح الجمارك، فيما وضع السائق الحامل للجنسية الفرنسية رهن إشارة الشرطة القضائية للتحقيق معه.

وقبلها بيومين، حجزت عناصر الدرك الملكي ببني حسان كمية مهمة من المخدرات خلال عملية تفتيش منزل بدوار لجميعان (إقليم تطوان). وتتكون الكمية، التي جرى حجزها من 12 طنا من القنب الهندي، و2.3 كلغ من مخدر الشيرا. وخلال هذه العملية أوقف رجال الدرك ثلاثة مهربين وشقيق أحدهم، الذي حاول تقديم رشاوى لرجال الدرك بقيمة 9800 درهم.

تكرار المحاولة مهما كلف الثمن

وفي حادثة تظهر مدى إصرار المهربين على إخراج بضاعتهم إلى أوروبا مهما كلفهم ذلك من ثمن، عمد مهاجر مغربي إلى تسريب 42.5 كلغ من الحشيش، إلا أن محاوته فشلت، فأعاد الكرة من جديد، إلا أن مصيرها كان كسابقتها، قبل يسقط في المرة الثالثة في قبضة مصالح الجمارك بولاية تطوان التي اكتشفت المخدرات مهيأة على شكل صفائح بخزان وقود سيارته المرقمة بهولندا، وهي من طراز "الفا روميو".

وسبق لرجال الجمارك بالمركز نفسه أن إحبطوا، في الأسبوع الماضي، محاولة أخرى لدى توقيف مواطن فرنسي كان 23.5 كلغ من المخدرات بين مقاعد سيارته وهي من طراز "رونو ميغان".

كما قاموا قبلها بثلاثة أيام، بتنسيق مع رجال الأمن، بضبط 16 كلغ من مخدر الشيرا كان يدسها بعناية مواطن مغربي في أماكن مختلفة في سيارته المرقمة بمدينة سبتة السليبة، إلى جانب حجز ست سيارات كانت محملة ببضائع مهربة تبلغ قيمتها حوالي 650 ألف درهم، وذلك خلال مداهمتها لمستودع بالمدينة.

وفي الأسبوع نفسه، أوقفت مصالح الأمن في طنجة سيارتين كانتا في طريقهما إلى الضفة الشمالية لمضيق جبل طارق، وعلى متنهما كمية من المخدرات تفوق مائة كلغ. وجاء ذلك بعد أن اشتبهت عناصر الجمارك في سيارة من الحجم الكبير مرقمة بإسبانيا، فقررت إخضاعها لتفتيش دقيق، ما مكنها من العثور على عشرات الصفائح من المخدرات مخبأة بعناية على مستوى أرضية السيارة، يبلغ وزنها91 كلغ.

ساعات بعد ذلك، تمكنت عناصر الجمارك، التي تعمل بتنسيق مع الشرطة الخاصة بالميناء، من ايقاف سيارة خفيفة كانت في طريقها نحو ميناء الجزيرة الخضراء، وأفضى التفتيش اليدوي للسيارة إلى العثور على 23 كلغ من زيت القنب الهندي مخبأة خلف لوحة القيادة.

وتظهر هذه العمليات أن ميناء طنجة من الأكثر المنافذ التي يراهن عليها المهربون لتسريب بضاعتهم، وهو ما يفسر ضبط كمية قياسية من المخدرات، خلال السنة المنصرمة، بلغ مجموعها 34 طنا و915 كيلوغراما.

وجاء حجز هذه المخدرات في 309 عملية أمنية، اعتقل على إثرها437 شخصا من جنسيات متعددة، فإلى جانب عدد من المغاربة المقيمين بالخارج، جرىاعتقال مجموعة من الأجانب حاولوا تهريب المخدرات عبر الميناء، إذ يأتي الإسبان على رأس قائمة المعتقلين الأجانب بـ78 موقوفا، يليهم الفرنسيون (31 موقوفا) ثم البرتغاليون (22 موقوفا).


الحجاب في المغرب


الجزيرة

Sunday, January 27, 2008



المغرب يكتسح ناميبيا وهاتريك للعلودي


وكالات

Monday, January 21, 2008

اكتسح المنتخب المغربي الساعي الى محو خيبة أمل النسخة الاخيرة في مصر نظيره الناميبي 5-1 اليوم الاثنين على استاد "اوهيني دجان" في أكرا في ختام الجولة الأولى من منافسات المجموعة الأولى ضمن النسخة السادسة والعشرين من نهائيات كأس امم افريقيا لكرة القدم.

ويدين المغرب بفوزه الساحق الى مهاجم العين الاماراتي سفيان العلودي الذي سجل ثلاثة اهداف "هاتريك" في الدقائق 2 و5 و28، وأضاف مهاجم بورتو البرتغالي طارق السكيتيوي الهدف الرابع في الدقيقة 39 من ركلة جزاء ومهاجم نانسي الفرنسي منصف زرقة الخامس في الدقيقة 73، فيما سجل براين جيلبرت برندل هدف الشرف لناميبيا في الدقيقة 24.

وبات العلودي نجم الرجاء البيضاوي سابقا والذي تصدر لائحة الهدافين، ثالث لاعب يسجل هاتريك في النهائيات بعد المصري محمود الجوهري في مرمى اثيوبيا (4-صفر) في 22 مايو في اول مباراة في الدورة الثانية عام 1959، والكاميروني صامويل ايتو في مرمى انغولا (3-صفر) في النسخة الاخيرة في القاهرة، علما بان الرقم القياسي لاكبر عدد من الاهداف في مباراة واحدة (4 اهداف) مسجل بحوزة المصري الشهير محمد ذياب العطار المعروف باسم "الديبة" وذلك في البطولة الاولى عندما سجل اهداف منتخب بلاده الاربعة في النهائي ضد اثيوبيا.
وكانت غانا تغلبت على غينيا 2-1 في افتتاح الجولة امس الاحد.

وهو الفوز الاول للمغرب في النهائيات القارية منذ فوزه الساحق على مالي 4-صفر في نصف نهائي النسخة الرابعة والعشرين في تونس عام 2004.

وكان المغرب ودع نسخة مصر 2006 دون اي فوز او تسجيل اي هدف حيث خسر امام ساحل العاج صفر-1 وتعادل مع مصر وليبيا بنتيجة واحدة صفر-صفر، فكانت أسوأ مشاركة في تاريخه.

وانفرد المغرب بصدارة المجموعة برصيد 3 نقاط بفارق الاهداف امام غانا. وكان المغرب فاز على ناميبيا 2-صفر وديا قبل عملية سحب القرعة.
في المقابل، منيت ناميبيا التي تشارك في النهائيات للمرة الثانية في تاريخها بعد الاولى عام 1998 عندما خرجت من الدور الاول، بالخسارة الثالثة في 4 مباريات لها حتى الان في العرس القاري.

ولعب المغرب بتشكيلته الكاملة واشرك مدربه لاعب وسط سسكا صوفيا البلغاري عبد الرحمن قابوس اساسيا على حساب حسين خرجة وعبد الكريم قيسي.

وكان المغرب صاحب الافضلية منذ البداية وبحث عن تسجيل الاهداف مبكرا وهو ما نجح في تحقيقه من خلال توقيعه هدفين فسهلت مهمته بعد ذلك رغم ان ناميبيا قلصت الفارق 1-2، الا ان "اسود الاطلس" وهو لقب المنتخب المغربي نجحوا في اضافة هدفين اخرين وانهوا الشوط الاول في صالحهم 4-1.

وحاول المغرب تعزيز تقدمه في الشوط الثاني بيد ان الخشونة التي اعتمد عليها المنتخب الناميبي حدت من خطورة المهاجمين بل ان العلودي تعرض الى الاصابة على اثر احداها واضطر الى ترك مكانه الى يوسف المختاري (60).

ونجح البديل الثاني زرقة في استغلال اول كرة له بعد دخوله مكان يوسف حجي وتابعها برأسه مسجلا الهدف الخامس. وبكر المغرب بالتقدم عندما تلقى مروان الشماخ كرة بينية داخل المنطقة من القائد يوسف سفري فانفرد بالحارس اتي مباها وسددها زاحفة بين قدميه فارتطمت بالقائم الايمن وارتدت اليه فهيأها الى العلودي المندفع من الخلف فتابعها داخل المرمى (2).

وهو الهدف الاول للمغرب منذ نهائي النسخة الرابعة والعشرين في تونس عام 2004 عندما خسر امام تونس 1-2. وأضاف المغرب هدفا ثانيا في الدقيقة الخامسة اثر لعبة مشتركة بين يوسف حجي والعلودي الذي تلقى كرة على طبق من ذهب من الاول وتوغل داخل المنطقة مراوغا المدافع نيكو فرانكلين ايبرل بروعة برفع الكرة فوقه وتابعها بيمناه على يسار الحارس مباها (5). وكاد حجي يضيف هدفا ثالثا بضربة رأسية تصدى لها الحارس مباها (16)، وأهدر حجي نفسه فرصة ذهبية عندما تلقى كرة في العمق من بدر القدوري فانفرد بالحارس لكنه سدد في جسمه (20).

وقلصت ناميبيا الفارق عندما مرر كولين بنجامين كرة بينية الى براين جيلبرت برندل خلف المدافع القدوري فانفرد بالحارس خالد فوهامي وسددها زاحفة في الزاوية اليسرى (24). واعاد العلودي الفارق الى سابق عهده عندما تابع برأسه من مسافة قريبة كرة عرضية لطارق السكيتيوي اثر مجهود فردي للاخير في الجهة اليسرى (28).

وكاد سفري يسجل الهدف الرابع من ركلة حرة مباشرة ابعدها الحارس مباها بصعوبة (32)، ثم انقذ مباها مرماه من هدف محقق بابعاده ببراعة تسديدة قوية لطارق السكيتيوي (33). وتابع المغرب مسلسل اهدار الفرص عندما تلقى المدافع مايكل بصير كرة داخل المنطقة فتلاعب بالمدافع بالمدافع ريتشارد غاريسيب وسدد الكرة فوق المرمى (39) لكنه عوض مباشرة اثر تعرضه للعرقلة داخل المنطقة فحصل على ركلة جزاء انبرى لها السكيتيوي بنجاح مسجلا الهدف الرابع (39).

وواصل المنتخب المغربي ضغطه في الشوط الثاني وكاد العلودي يسجل سوبر هاتريك اثر تسديدة "طائرة" اثر تمريرة عرضية من السكيتيوي بيد ان الحارس مباها كان في المكان المناسب (51)، ثم هيأ الشماخ كرة رائعة لبصير فسددها من خارج المنطقة فوق المرمى (53). وكاد امين الرباطي يضيف هدفا خامسا من ركلة حرة مباشرة ابعدها الحارس مباها الى ركنية (62)، ثم توغل حجي داخل المنطقة وسدد كرة قوية بجوار القائم الايسر (70).

وأنقذ الحارس المغربي فوهامي مرماه من هدف محقق عندما تدخل بقدميه لابعاد انفراد بنجامين قبل ان يشتت الرباطي الكرة الى ركنية لم تثمر (71).
وختم زرقة، بديل حجي، المهرجان بهدف خامس بضربة رأسية اثر ركلة ركنية انبرى لها المختاري (73).
المباراة في سطور


المجموعة الاولى
المباراة: المغرب - ناميبيا 5-1
الملعب: اوهيني دجان في اكرا
الجمهور: نحو الف متفرج
الحكم: الكاميروني ديفين ايفيهي بمساعدة البوركينابي لوسين بار والاريتري انغيسوم اوغبامريام

الاهداف:
المغرب: سفيان العلودي (2 و5 و28) وطارق السكيتيوي (39 من ركلة جزاء) ومنصف زرقة (73)
ناميبيا: براين جيلبرت برندل (24)

الانذارات:
المغرب: بدر القدوري (45)
ناميبيا: كوينتون نورمان جاكوبز (40) وكولين بنجامين (55) وريتشارد غاريسيب (60) وجامونوفاندو نغاتاجيزيكو (62) ولازاروس كايمبي (71)

- التشكيلتان:
المغرب: خالد فوهامي- ميكايل بصير وعبد السلام وادو وامين الرباطي وبدر القدوري- يوسف سفري وعبد الرحمن قابوس وطارق السكيتيوي (هشام ابو شروان) وسفيان العلودي (يوسف المختاري)- يوسف حجي (منصف زرقة) ومروان الشماخ.

ناميبيا: اثي مباها- ريتشارد غاريسيب وفرانكلين ابريل وميكايل بينار وغوتلييب ناكوتا- جامونوفاندو نغاتجيزيكو وكوينتون جاكوبز (ليفيس بتروس سوارتبوي) وكولين بنجامين وابيساي ديشيباندا شانانغياموي- لازاروس كايمبي ورودولف بيستر (بينيس جاكوبز)

.

ملخص الشوط الأول عن قناة راديو وتلفزيون العرب وبصوت المعلق الشهير عصام الشوالي



ملخص الشوط الثاني عن قناة راديو وتلفزيون العرب وبصوت المعلق الشهير عصام الشوالي
ملخص اللقاء عن قناة اوروسبور وبتعليق فرنسي


مسيرة مغربية لتحرير تيفاريتي


الخليل الأشهب

Tuesday, January 15, 2008

تتجه جمعية مغربية في 27 يناير إلى تنظيم "مسيرة سلمية لاستعادة" تيفاريتي، إحدى مدن الصحراء المغربية التي نظمت جبهة البوليساريو مؤتمرها فيها منتصف دجنبر الماضي.

وقال رئيس جمعية الصحراء المغربية محمد رضا الطاوجني أمس الثلاثاء في الرباط في تصريحات نقلتها وكالة الأنباء الفرنسية "سننظم مسيرة لنستعيد في شكل سلمي ونهائي هذه الأرض الموجودة في المنطقة المنزوعة السلاح حيث يضاعف انفصاليو البوليساريو الاستفزازات".

وأوضح خلال مؤتمر صحافي أن دفعة أولى من 912 شخصا بينهم جنود مغاربة سابقون ستتوجه فجر 27 من هذا الشهر إلى تيفاريتي.

وتقع تيفاريتي في منطقة من الصحراء تعتبرها الحكومة المغربية "منطقة عازلة" وجبهة البوليساريو "منطقة محررة"، أي بين الجدار الأمني العزل والممتد لمسافة 2720 كيلومترا والذي أقامه المغرب في الثمانينات لصد هجمات مقاتلي الجبهة والحدود مع الجزائر.

وأضاف الطاوجني "سنقيم في هذه المنطقة نهائيا وسينضم إلينا ألاف من المغاربة". وأوضح أن "السلطات المغربية منحتنا بركتها ووعدت بالدفاع عنا إذا هاجمتنا البوليساريو عسكريا"، لافتا إلى انه ابلغ قوة الأمم المتحدة المكلفة مراقبة وقف اطلاق النار بين المغرب والبوليساريو منذ 1991.

وأعلنت جمعية الصحراء المغربية مرارا خلال العامين الأخيرين أنها تريد التوجه الى تيفاريتي، لكنها لم تقم بذلك. وضم المغرب الصحراء عام 1975 بعدما كانت مستعمرة اسبانية. وتطالب جبهة البوليساريو باستقلال هذه الأرض بدعم من الجزائر.


معتقلون أمازيغ متهمون بزرع الفتنة الطائفية


الخليل الأشهب

Wednesday, January 09, 2008

في الصورة إحدى احتجاجات الحركة الامازيغية

أسفرت المواجهات التي شهدتها منطقة بومالن دادس (حوالي 120 كيلومتر من ورزازت) منذ الأحد الماضي عن اعتقال ازيد من 42 شابا .

وكانت منطقة بومالن دادس مسرحا لمظاهرة حاشدة لسكان المنطقة مساء الأحد الماضي ، احتجاجا على التهميش والإقصاء والعزلة خاصة بعد انقطاع الطريق الجهوية الرابطة بين بومالن دادس وامسمرير بسبب التساقطات الثلجية الكثيفة خلال الأيام الأخيرة والتي عزلت المنطقة عن العالم الخارجي وأدت إلى محاصرة آلاف السكان وحرمانهم من الحاجيات الأساسية من المواد الغذائية وغيرها .

ورفع المتظاهرون المنحدرون من المنطقة والمحسوبون على الحركة الأمازيغية مساء الاحد الماضي شعرات تطالب بفك العزلة عن مناطق الجنوب الشرقي ، لكن الامور تطورت بوثيرة سريعة بعد ان تم قطع الطريق في وجه حركة المرور ، وبعد ان بدأ بعض الشبان في رشق قوات الأمن بالحجارة التي لم تتردد في استعمال القوة والعنف من اجل تفريق المظاهرة.

وذكر الناشط الأمازيغي الحسين بوعويوش ل"هسبريس" أن قوات الأمن عملت على تطويق جميع ثانويات الجنوب الشرقي من تنغير الى إمكون واقتحامها من طرف الأجهزة السرية بالإضافة إلى عزل المنطقة بالتطويق التام للطرق واقتحام البيوت والمؤسسات التعليمية وقطع التيار الكهربائي وكذا وسائل الاتصال ( الهاتف ، شبكة الانترنت ...) ، مضيفا أن الدافع وراء الاعتقالات هو إقدام المحتجين على إحراق العلم الوطني وكذا العصيان .

وتم تقديم عدد من المتهمين إلى محكمة الاستئناف بوارزازات أمس الثلاثاء بتهم التجمهر بدون ترخيص واحتلال الطريق العام ، ومنع حركة السير ورشق القوات العمومية بالحجارة والضرب والجرح العمد وحرق العلم الوطني والمساس بالمقدسات وزرع الفتنة الطائفية .

وتشهد منطقة الجنوب الشرقي منذ عدة أشهر احتجاجات ترمي بالأساس إلى التحسيس بضرورة رفع التهميش الذي يطال المنطقة ،وارتفعت وثيرة التظاهرات والمسيرات الاحتجاجية التي شهدتها مختلف المداشر والمدن الواقعة في منطقة الجنوب الشرقي منذ التاسع عشر من دجنبر الماضي .


Maroc

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Al Mamlakatu'l-Maghribiya (ar)
Royaume du Maroc (fr)

Drapeau du Maroc
(Détails)

Armoiries du Maroc
(Détails)
Devise nationale :

Arabe : الله، الوطن، الملك
Français : Dieu, la Patrie, le Roi


Le Sahara occidental est majoritairement contrôlé par le Maroc, mais la souveraineté du Maroc sur ce territoire n’est pas reconnue internationalement.
Langue officielle Arabe littéral[1] (Le français est également utilisé comme langue administrative)
Capitale Rabat
34°02′ Nord 6°51′ Ouest
Capitale économique Casablanca
Forme de l’État
- Roi
- Premier ministre
Monarchie constitutionnelle
Mohammed VI
Abbas El Fassi
Superficie
- Totale
- Eau (%)
Classé 57 (40(¹))e
446 550 (710 500(¹)) km²
0,056 %
Population
- Totale (Juillet 2007)
- Densité
Classé 36e
33 757 175[2] (²) hab.
74,44 hab./km²
Indépendance
- Date
De la France
2 mars 1956
Pays limitrophes Algérie Algérie Mauritanie Mauritanie Espagne Espagne
Gentilé Marocains, Marocaines
IDH (2006) croissant 0,640 (moyen) 123e[3]
Monnaie Dirham marocain (MAD)
Fuseau horaire UTC + 0
Hymne national Hymne chérifien
Domaine internet .ma
Indicatif
téléphonique
+ 212
(¹) Avec le Sahara occidental
(²) 29 891 708 Selon le dernier recensement des autorités marocaines (2004)[4]

Le Maroc (arabe : المغرب, officiellement Royaume du Maroc المملكة المغربية) est un pays situé au nord-ouest de l’Afrique appartenant au Maghreb. Il est bordé par l’océan Atlantique à l’ouest, par le détroit de Gibraltar et la mer Méditerranée au nord, par l’Algérie à l’est et par la Mauritanie au sud, au-delà du Sahara occidental. Le Maroc a pour capitale Rabat.

Le régime politique du Maroc est une monarchie constitutionnelle dont le souverain actuel est Mohammed VI. Le Maroc est membre d’un bon nombre d’organisations dont, notamment, l’Union du Maghreb arabe, la Francophonie, la Ligue arabe et l’Organisation de la conférence islamique. Le Maroc est le seul pays d'Afrique qui n'est pas actuellement membre de l'Union Africaine.

Étymologie [modifier]

Le Maroc est appelé en arabe Al-Maghrib (المغرب, ce qui se définit par « le couchant » ou « l’occident ») comme le Maghreb dans son ensemble, ou plus complètement Al-Maghrib Al-Aqsa (المغرب الاقصى, ce qui se définit par « le couchant lointain » ou « l’extrême occident »), appellation permettant de faire la distinction entre les deux entités.

Le nom français Maroc dérive lui de la prononciation espagnole de Marrakech, Marruecos, ville du centre du pays fondée en 1062 et qui fut la capitale de trois dynasties (Almoravides, Almohades et Saadienne). De cette prononciation dérive également Marrocos (en portugais), Morocco (en anglais), et Marokko (en allemand, norvégien et néerlandais), les Persans l’appelant carrément Marakech. Les Turcs, eux, l’appellent Fas qui vient de l’ancienne capitale du Maroc sous la dynastie alaouite (avant 1912), Fès.

Dans l’Antiquité, les Grecs appelaient les habitants de la région les Maurusiens. À partir de cette appellation, la région (Maroc et Algérie occidentale) sera connue sous le nom de Maurétanie, avec Volubilis pour capitale. La région sera divisée en deux provinces par les Romains.

Aussi, l’océan Atlantique doit son nom aux Atlantes, peuple mythique du centre de l’Atlas et le Maroc est le pays où les anciens situaient le mythique jardin des Hespérides.

Histoire du Maroc

Histoire du Maroc

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Carte du Maroc moderne
Carte du Maroc moderne

Le Maroc est une région du nord-ouest de l'Afrique dont le nom même, dérivé de Marrakech, ville impériale et capitale de 1062 à 1273, remonte au XVIe siècle. Habité dès la préhistoire par des populations berbères, le pays a connu des peuplements phéniciens, carthaginois, romains, vandales, byzantins et enfin arabes. C'est la révolte contre ce dernier empire, qui, en 788, a donné naissance à un état dans ce Maghreb el-Aqça (Maghreb extrême ou extrême couchant)[1]. De ce jour, la nation marocaine a toujours gardé, si ce n'est son indépendance absolue, une très forte autonomie[2].

Les premières traces de peuplement [modifier]

L'Homme a laissé de nombreuses traces au cours de toute la période préhistorique, marque d'un peuplement très ancien, sans doute facilité par un climat plus favorable qu'aujourd'hui[3],[4].

À l'acheuléen (Paléolithique inférieur), des traces remontant à au moins 700.000 ans montre une première activité humaine. Ces hommes de type néanderthalien vivaient principalement de la cueillette et de la chasse. Les outils de cette époque sont les galets aménagés, le biface, les hachereaux... découverts principalement dans les régions de Casablanca et de Salé.

Le Moustérien (Paléolithique moyen) entre 120 et 40 mille ans avant l'ère chrétienne, se caractérise par l'évolution de l'outillage. De cette période, on a des restes de racloirs et de grattoirs, en particulier à Jbel Irhoud où l'on retrouve toute l'industrie lithique.

La période de l'atérien ( nom qui vient de Bir el-Ater en Algérie) est connue uniquement en Afrique du Nord. Cette période se caractérise par la maîtrise du façonnage de l'outil coupant et résistant comme le silex. Cette période a aussi connu un changement climatique, puisque, à cette époque, la faune se raréfie et la flore se déssèche, laissant place au désert qui coupe l'Afrique en deux.

Peuplement ibéromaurisien
Peuplement ibéromaurisien

C'est à partir du Paléolithique supérieur et l'arrivée de l'homo sapiens à industrie ibéromaurusienne que l'on a des traces de véritables peuplements. À Taforalt (Berkane), les outils retrouvés datent de 30 à 20 mille avant JC. et des rites funéraires sont identifiés : les morts ont le corps en décubitus latéral et les os peints.

Ces populations se maintiennent jusque vers 9000 avant JC puis elle vont être éliminées ou absorbées par l'arrivée des premiers ancêtres des populations berbères actuelles : Les capsiens (nom issu de la ville antique de Capsa, aujourd'hui Gafsa) arrivent de l'est (comme le montrent les études linguistiques, qui classent dans la même famille l'égyptien et le berbère).

Des sites néolithiques, montrant l'apparition d'une sédentaristaion et la naissance de l'agriculture sont découverts près de Skhirat (Nécropole de Rouazi-Skhirat) et de Tetouan (grottes de Kaf Taht el Ghar et de Ghar Kahal)

Antiquité [modifier]

Les Phéniciens, commerçants entreprenants, installent leur premiers établissements sur les côtes marocaine dés le XIe siècle av. J.-C. et fondent des port-comptoirs comme Tingi (Tanger) ou Lixus (Larache). C'est à partir de la fondation de Carthage (en Tunisie, Maghreb de l'est) que la région commence à être réellement mise en valeur. L'influence punique se fera sentir près de mille ans au Maroc, dans ses relations avec les chefs de tribus berbères locales : en effet à partir du VIe siècle, les carthaginois en quète d'or (tiré de l'Atlas), de pourpre (coquillage que l'on trouve à Mogador par exemple, et qui donne la teinture du même nom), vont commercer avec les habitants du Maroc.

C'est à partir du IVe siècle av. J.-C. que, dans le nord du Maroc, apparait la première organisation politique du pays : le royaume de Maurétanie apparait, résultat de la fédération de différentes tribus berbères qui avait profité de l'influence punique[5].

Maurétanie Tingitane (à l'ouest), Maurétanie Césarienne (au centre) [orange], et Numidie (à l'est) [rose]
Maurétanie Tingitane (à l'ouest), Maurétanie Césarienne (au centre) [orange], et Numidie (à l'est) [rose]

Lorsque les Romains arrivent vers le IIe siècle av. J.-C., après la destruction de Carthage, ils sont d'abord alliés à ce royaume de Maurétanie, qui leur permet de lutter et de prendre à revers le chef numide Jugurtha. La Maurétanie devient un royaume ami, un « état-client », qui, s'il dépend étroitement de Rome et prendra part à toutes les querelles internes de l'Empire, reste de fait indépendant. En 40, le royaume des Maures perd son roi. Caligula, qui l'a fait assassiné, fait face à la guerre d'Aedemon : Il faudra quatre ans pour mater cette révolte et en 46, l'empereur Claude annexe le royaume qui devient la Maurétanie tingitane (chef-lieu Tingi, devenu Tanger). La domination romaine se limite aux plaines du nord (jusqu'à la région de Volubilis près de Meknès) et l'Empire ne cherche pas à contrôler la région très fermement : il semble que les tribus berbères autonomes et pacifiques étaient imbriqués dans les possessions romaines. Pour autant Rome doit lutter sans cesse contre les Berbères montagnards.

Au même titre que le reste de l'Afrique du nord, la Maurétanie Tingitane va connaitre la christianisation. Des dizaines d'évêchés couvrent la région, s'adressant d'abord aux populations romaines puis aux romanisée. C'est en 298, à Tanger, sous Dioclétien que saint Marcel, centurion romain, est décapité [6]. Les berbères du Maroc ne seront, à la différence des berbères d'Algérie et de Tunisie, que très peu christianisés. Deux évêchés ont été identifié en Tingitane (à Tanger et Larache), mais il est possible qu'il y en ait eu quatre.

Au IIIe siècle, l'Empire recule. C'est aussi le cas en Afrique du Nord et en particulier au Maroc : la Maurétanie Tingitane se retrouve réduite à la seule ville de Tingi et à la côte nord. Elle est d'ailleurs rattaché administrativement à l'Espagne. Les villes du sud sont toutes abandonnées, y compris la grande cité Volubilis. Au sud seul le port de Sala est conservé à l'Empire. Les raisons de ce repli sont mal connues : pression des berbères montagnards et du sud? crise économique plus violente dans cette région? affaiblissemet dû aux conflits dynastique de l'Empire avec l'épisode des Gordiens?[7]

Profitant de l'affaiblissement de l'Empire romain d'occident, une troupe de barbares de langue teutonne, formées de Suèves, de Vandales et d'Alains traverse le Rhin en 406. Les Vandales descendent alors en Espagne et passent en Afrique en 429. Ils atteignent Hippone (Algérie) en 430. Le gouvernement de Constantinople engage en vain une expédion navale contre cette invasion. Les Vandales s'installent dans l'Afrique du nord-ouest pour plus d'un siècle. Il faut attendre 533-534, pour voir la campagne d'Afrique engagée par Justinien Ier et dirigée par le général thrace Bélisaire anéantir le royaume vandale. La pacification du territoire reconquis fut, elle, plus laborieuse. [8]

Le Maurétanie Tingitane, quant à elle, n'est d'abord pas touchée par la conquête et la domination vandale. Ceux-ci ne contrôleront jamais que les côtes méditerranéenne. La région passe sous contrôle byzantin en 534. Mais les berbères, habitués à une large autonomie depuis plus d'un siècle, s'ils sont encore « romanisés », ne sont plus « romains », et ils vont résister farouchement autour du prince Garmel[5]. Après la victoire byzantine, la province connait un certain renouveau économique et démographique.

La conquête arabe [modifier]

En 638, les arabes prennent Alexandrie. En 649, les voilà qui atteignent le Maghreb. Mais ce n'est qu'à la cinquième campagne (681) qu'ils entrent au Maroc. Ils font alors face à une farouche résistance berbère, suite à certaines erreurs diplomatiques. Les berbères, qu'ils soient montagnards, marocains ou algériens, vont permettre à l'empire byzantin de se maintenir jusqu'en 698. L'empire byzantin est alors vaincu et ne subsiste que la résistance berbère. Celle-ci va tenir encore quinze ans. En 708, le Maroc berbère se convertit massivement à l'Islam. Cette conversion, facile car touchant des populations qui n'ont jamais été christianisée, ne sera jamais remis en cause par les berbères. Si la région connaitra par la suite des révoltes anti-arabes, ce ne sera jamais anti-musulmans[9]. Les musulmans utilisent très vite les capacités guerrières des nouveaux convertis : l'Espagne wisigothique est conquise en trois ans, les troupes arabes et berbères arrivent en Navarre en 715. Ils seront à Poitiers en 732.

L'ensemble du Maroc côtier est sous domination de l'empire Ommeyyade. Dans la région du Rif s'établit un petit émirat berbère autonome : l'émirat de Nekor ou Nokour[10].

Article détaillé : Émirat de Nekor.

En 740 a lieu la première révolte marocaine face au pouvoir arabe : aucunement une remise en cause de l'Islam, le kharijitisme sert de prétexte pour remettre en cause le califat d'orient. C'est, pour ses fidèles, la volonté de choisir « le meilleur » pour gouverner, et non pas forcément un descendant du prophète (ce que veut le chiisme), ou un candidat choisi par les sages (ce que veut le sunnisme). Le kharijitisme est la thèse la plus apprécié par les peuples berbères, qui ont des sentiments relativement démocratique : le chef se doit d'être choisi par tous, et non pas imposé[11]. Le califat ommeyyade ne peut l'accepter, et un conflit éclate. En 750, à Damas, les ommeyyades sont renversés par les abassides. Le Maroc se retrouve dans une quasi-anarchie.

Les dynasties marocaines [modifier]

Dynastie Idrisside (788-974) [modifier]

Article détaillé : Dynastie Idrisside.

L'histoire des Idrissides commence, lorsqu'un prince arabe de la famille de `Ali (quatrième calife de l'islam) accompagné par son frère de lait Rached Ben Morched El Koreichi, se réfugièrent dans le Moyen Atlas. Fuyant la menace des Abbassides (le massacre de la bataille de Fakh près de La Mecque), ils séjournèrent en Égypte avant de s'installer à Walilah (volubilis), sous la protection de la tribu berbère des Awarbas. Réussissant à rallier les tribus à sa cause, il fut investi Imam et fonda la ville de Fès en 789 sous le nom d'Idriss Ier. C'est le début de la dynastie des Idrissides. Depuis cette date, le Maroc n'a jamais totalement perdu son indépendance. Il a préservé jusqu'à nos jours son identité nationale.

Idris Ier est assassiné par un émissaire du calife Abbasside Haroun al-Rachid. Ne se doutant point que la femme d'Idris Ier Kenza était enceinte, Haroun al-Rachid pensa que la menace a été vaincue. Mais quelques mois plus tard, Idris II était né. Son éducation a été confiée à l'affranchi de son père Rachid. 11 années plus tard, il fut proclamé roi du Maroc. Au fil des années, sa sagesse et son sens pour la politique s'affirme, il réussit à unifier un plus grand nombre de tribus, le nombre de ses fidèles s'accroît et la puissance de son armée se développe. Se sentant à l'étroit à Walilah, il la quitta pour Fès, ou il fonda le quartier des Kairouanais sur la rive gauche (Idris Ier s'était établi sur la rive droite, le quartier des Andalous).

En 985, les Fatimides aidé par leur vassal Moussa ben Abi-l-Afiya chassèrent les Idrissides. Ces derniers embrassèrent la cause des Omeyyades du califat de Cordoue et se réfugièrent en Andalousie.[12]

Les Almoravides et l'empire marocain (974-1147) [modifier]

Article détaillé : Almoravides.
Empire des Almoravides
Empire des Almoravides

Les Almoravides sont issus des tribus berbères sanhajas du désert mauritanien. C'étaient des tribus guerrières doublées d'un puissant mouvement religieux qui avait pour but d'instaurer l'islam sunnite de rite malékite dans tout l'Occident musulman (Al-Andalus et Afrique du Nord). Les Almoravides sont partis des actuels confins mauritano-maliens, se sont emparés du riche royaume du Ghana avec tout l'or qu'il produisait, sont parvenus à remonter les pistes caravanières vers le nord, jusqu'au Tafilalt dans les années 1050. Ils avaient pour chef Abou Bakr al Lamtouni puis Youssef Ben Tachfine. C'est ce dernier qui fonde Marrakech en 1062, au départ simple campement nomade destiné à devenir la capitale d'un empire. Les Almoravides font disparaître dans les régions qu'ils contrôlent toutes les doctrines qu'ils suspectent d'hérésie. C'est ainsi qu'ils mettent fin à la présence du chiisme dans la région du Souss et qu'ils détruisent le royaume Berrghouatta qui prospérait dans les plaines centrales du Maroc. Partout les Almoravides imposent le sunnisme malékite le plus strict, tel qu'enseigné par les écoles théologiques de Médine et de Kairouan. Cette unification religieuse se double d'une unification politique. Les Almoravides étendent ainsi leurs conquêtes jusqu'au Maghreb central. En 1086 Youssef Ben Tachfine, appelé par les roitelets musulmans d'Al Andalus, franchit le détroit de Gibraltar à la tête de ses forces sahariennes et parvient à briser l'offensive chrétienne des Castillans et des Portugais à Zallaqa. Les Almoravides mettent fin au règne chaotique des roitelets et unifient l'Andalousie musulmane, qui est incorporée à leur empire à partir de 1090. Youssef Ben Tachfine, qui a pris le titre d'Emir des Musulmans, règne sur un ensemble géopolitique s'étendant du Sénégal jusqu'aux abords des Pyrénées et des côtes atlantiques jusqu'à Alger. Cette domination almoravide se manifeste dans le domaine culturel par une symbiose des identités andalouse, ouest-maghrébine et saharienne, préparant la voie à l'émergence d'une civilisation hispano-mauresque. Dans le domaine économique, l'Etat almoravide se distingue par sa maîtrise des flux de l'or, dont il contrôle les zones de production et les voies d'acheminement, du Ghana au bassin méditerranéen. Après la mort de Youssef Ben Tachfine en 1106, son fils Ali lui succède, mais déjà la dynastie est contestée aussi bien en Espagne qu'en Afrique.

Almohades (1147-1248) [modifier]

Article détaillé : Almohades.

Les Almohades (al Muwahiddines) sont à l'origine un mouvement religieux fondé par le mystique Ibn Tûmart (qui s'autoproclamait Mahdi et Imam impeccable). Ibn Tûmart était un Berbère qui avait longtemps séjourné au Moyen-Orient, et aurait rencontré personnellement le fameux théologien persan al Ghazali. De retour dans sa région d'origine (le Haut-Atlas) en 1125 Ibn Tûmart impose une doctrine intransigeante qui entend "purifier les mœurs". Il prend pour cible la dynastie almoravide, jugée selon lui hérétique. Le mouvement almohade prend de l'ampleur et Ibn Tûmart contrôle bientôt toute la montagne depuis son nid d'aigle de Tinmel. Le meilleur disciple d'Ibn Toumert est un Zénète de Nedroma qui se nomme Abd al-Mumin. Accepté par les Masmoudas du Haut-Atlas, il prend la tête du mouvement à la mort de son maître et devient le premier véritable souverain almohade. Almoravides et Almohades se livrent à d'incessantes batailles, les Almoravides employant une milice de mercenaires chrétiens menés par le chevalier catalan Reverter. Les Almohades ont à leur disposition une armée tribale solidement organisée par une discipline de fer. Mais l'Emirat almoravide traverse une période de crise, et le Maghreb tombe comme un fruit mûr aux mains des Almohades. Marrakech sera prise en 1147 et presque tous les monuments almoravides y seront rasés, dans un souci de "purification".

Abd al-Mumin prend le titre de calife, rompant ainsi avec les Abbassides de Bagdad et imposant l'idée d'un califat berbère indépendant. Lui et ses successeurs Abu Yaqub Yusuf et Abu Yusuf Yaqub al-Mansur agrandissent l'empire almohade par les conquêtes du Maghreb oriental (jusqu'en Tripolitaine) et d'Al-Andalus. L'Etat almohade devient une puissance majeure du monde méditerranéen, et ses trois capitales : Marrakech, Rabat et Séville, connaissent l'apogée culturelle et artistique de la civilisation hispano-mauresque. Le commerce, les productions agricoles et artisanales sont florissantes, et les ports nouent des relations avec les villes commerçantes italiennes. Mais après ce sommet de gloire viendra le déclin avec le calife Muhammad an-Nasir, vaincu par les croisés à Las Navas de Tolosa en 1212. L'empire almohade commencera à se désagréger, laissant la place aux quatre entités politiques de l'Occident musulman : les royaumes de Fès (Mérinides), Tlemcen (Zayyanides), Grenade (Nasrides) et Tunis (Hafsides).

Mérinides (1248-1465) [modifier]

Article détaillé : Mérinides.

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Dynastie Wattasside (1465-1555) [modifier]

Article détaillé : Dynastie Wattasside.

Les Wattassides ou Ouattassides ou Banû Watâs viennnent d'une tribu de berbères Zénètes, comme les sultans Mérinides. Ces deux familles étaient apparentées et les Mérinides ont recruté de nombreux vizirs chez les Wattassides. Les vizirs wattassides s'imposent peu à peu au pouvoir. Le dernier sultan mérinide est détroné en 1465. Il s'en suit une période de confusion qui dura jusqu'en 1472. Le Maroc se trouve coupé en deux avec, au sud, une dynastie arabe émergeante, les Saadiens, et au nord le sultanat wattasside.

En 1472, les Mérinides ont perdu tous leurs territoires stratégiques et n'ont plus le contrôle du détroit de Gibraltar. Les Portugais prennent possession de Tanger en 1415 et le céde à l'Angleterre en 1661 comme dot apportée par Catherine de Bragance à son époux Charles II d'Angleterre. A l'époque où Tanger était encore une ville portugaise, elle fût la capitale de l'Algarve d'Afrique, car n'oublions pas qu'il y avait deux Algarves à l'époque, une en Europe et une autre en Afrique. Ceuta a été prise par les Portugais en 1415, et Melilla par les Espagnols en (1497). Le Maroc connait alors la période la plus sombre de toute son histoire.

Les Wattassides donnent finalement le pouvoir à une dynastie se réclamant d'une origine arabe chérifienne (les Saadiens) en 1554[13].

Saadiens (1555-1659) [modifier]

Conquêtes des Saadiens
Conquêtes des Saadiens
Article détaillé : Saadiens.

Les Saadiens sont une dynastie arabe chérifienne originaire de la vallée du Draâ. Elle arrive au pouvoir en 1511 avec le sultan Abou Abdallah Mohammed. À partir de 1554 elle contrôle entièrement le Maroc, alors que l'est du Maghreb est sous le contrôle des Ottomans. Désigné par les zaouïas « Chadiliya du Draa », ils ont la lourde tâche de réunifier le Maroc et de combattre la puissante armée Portugaise (Grande puissance eurpéenne à l'époque). En 1578 à Ksar el-Kébir (Bataille des Trois Rois), l'armée portugaise est complètement anéantie par l'armée saadienne. Après cette bataille, la dynastie se concentre sur le Nord-Est du Maroc afin de protéger le royaume contre les velléités Ottomanes. Malgré leur opposition à la Sublime Porte, les Saadiens organisent leur makhzen et leur armée sur le modèle ottoman. La dynastie s'éteint en 1659 à la mort du sultan Ahmed II[14].

Les sultans Alaouites (de 1636 à nos jours) [modifier]

Article détaillé : Dynastie alaouite.

L'un des plus illustres Alaouites est le sultan Moulay Ismail, deuxième souverain de la dynastie. Son règne se situe entre 1672 et 1727. Moulay Ismail succède à son frère Rachid, mort accidentellement à Marrakech. Le sultan impose l'autorité du makhzen sur l'ensemble de l'Empire chérifien, grâce à son armée composée de milices d'esclaves-soldats noirs (les Abid al Bokhari) et des tribus militaires guich (Oudayas, Cherrardas, Cherragas). Le makhzen ismailien est une formidable machine administrative qui contrôlait le pays depuis Meknès, nouvelle capitale impériale en remplacement de Fès et de Marrakech. Sous le règne d'Ismail Meknès se dote d'une véritable Cité interdite à la marocaine, avec ses ensembles de palais, de bassins, de mosquées, de jardins et de forteresses. On a longtemps comparé Ismail à Louis XIV, par ailleurs le sultan marocain entretient une correspondance suivie avec le roi de France, auquel il demande la main de sa fille, la princesse de Conti. Demande qui sera rejetée par Versailles. Ismail mène une guerre continuelle contre les tribus récalcitrantes de l'Atlas (qu'il finit par soumettre) mais aussi contre les ennemis extérieurs : les Espagnols, les Anglais et les Ottomans. Le sultan étend l'autorité chérifienne sur la Mauritanie et les oasis du Touat. De 1727 à 1757 le Maroc connaît une grave crise dynastique au cours de laquelle les Abid al Bokhari font et défont les sultans, tandis que les tribus guich se soulèvent et razzient les villes impériales. Les autres tribus profitent de l'anarchie pour entrer en dissidence (siba). L'ordre est rétabli par Mohammed III (1757-1790) qui restaure l'autorité du makhzen et ouvre le Maroc sur le monde. Des traités sont conclus avec les principales puissances européennes, qui entretiennent des consulats et des maisons de commerce dans les nouveaux ports marocains de l'Atlantique fondés par Mohammed III. L'exemple le plus connu est Mogador (Essaouira) conçue par un ingénieur français travaillant pour le sultan. Moulay Suleiman (1792-1822) mène au contraire une politique isolationniste. Sur le plan interne sa politique provoque des révoltes tribales et urbaines, liées à sa décision d'interdire les moussems et le maraboutisme.

La pression coloniale [modifier]

Article détaillé : Maroc précolonial.

Pendant tout le Moyen-Age et l'époque moderne, le Maroc a été soumis a une double pression :

  • élément A celle des rois chrétiens de la péninsule ibérique qui effectuent la Reconquista et qui chassent peu à peu les Maures d'Espagne. Notons que le terme de Maure employé pour désigner les conquérants musulmans de la péninsule ibérique est significatif et prend bien en compte à la fois le relais pris par les Berbères lors que l'expansion de l'Islam ainsi que les différentes évolutions qui ont accompagné la transformation politique des émirats d'Espagne.
  • élément B celle des différentes tribus du « grand sud marocain » qui a continuellement contribué au renouveau de l'expansionnisme berbère. Quatre grandes périodes, qui se traduisent à chaque fois par une conquête, une apogée relativement brève et une décadence due à une succession de conflits entre les divers prétendants pour la conquête du pouvoir, peuvent être considérées :
   - les Almoravides tirent leur nom de al Morabethin, ceux du Ribat ; il s'agit de tribus originaires des zones sahariennes du sud du Maroc actuel et du Nord de la Mauritanie. En 1059, ils occupent tout le Maroc et leur chef, Ibn Tachfin fonde Marrakech. Il soumet la côte méditerranéenne d'Afrique jusqu'à Alger. Son fils Ali est à la tête d'un empire qui s'étend du Sénégal à l'Ebre (Espagne) mais dont l'unité est fragile. Il doit faire face à la révolte d'Ibn Toumet.
- les Almohades (de Mouhaidine : ceux qui prêchent l'unité de Dieu) se sont opposés aux Almoravides. Leur chef Ibn Toumet, puis son fils Abd er Nouami s'emparent de Marrakech (1147). Yacoub el Mansour (1184-1199) porte l'empire almohade à son apogée que se soit sur le plan territorial (jusqu'à Constantine, l'Ebre et le Sénégal) ou sur le plan culturel (présence d'Avéroes à la cour). Mais à sa mort, l'empire se disloque.
- les Saadiens (tribu arabe des Beni Saad installée dans le Sud marocain depuis le XIIème siècle) menacent au XVème siècle l'autorité des émirs de Marrakech. Abd el Malik (1576-1578) organise le Maroc, se dote d'une armée puissante et entreprend de reprendre les comptoirs aux Européens (Portugais et Espagnols). Il brise l'invasion portugaise à la bataille des trois rois (1578). Son frère Abd el Mansour (1578-1603) porte à son apogée la dynastie saadienne et envoie, sous la direction de Djouder, une expédition conquérir l'empire songhraï de Gao. Les conquérants marocains seront rapidement abandonnés par le pouvoir central à la suite des troubles qui caractérisent la succession d'Al Mansour.
- les Alaouites. Dans le Sud, les Chorfa alaouites (descendants d'Ali, gendre de Mahomet), installés dans l'oasis du Tafilalet depuis le XIIIème siècle, ont pour chef Mahamed ech Cherif (1631). Son successeur étend sa puissance jusqu'à Laghouat et Tlemcen, mais les Turcs le contraignent à se retirer au delà de la Tafna. En 1666, Moulay Rachid est maître du Rif et s'empare de Fez ; il se proclame sultan. Il entreprend alors la conquête de tout le Maroc, soumet les marabouts du Sous. Son fils, Moulay Ismail (1672-1727), fait du Maroc la principale puissance du Maghreb et de Meknes, sa capitale, un Versailles marocain. Ses descendants assureront le gouvernement du pays jusqu'à Moulay Abd er-RhaRhamane (1822-1859) qui s'oppose à l'installation des Français en Algérie. Il est contraint de signer, avec le gouvernement français, la convention de Tanger (10 septembre 1844) par laquelle il s'engage à ne fournir aucune assistance aux ennemis de la France. La délimitation entre l'Algérie et le Maroc donne lieu à un traité (18 mars 1845) où la frontière est précisée entre la mer et le col de Teniet el-Fasi. En ce qui concerne le Sud, « dans le Sahara, était-il ajouté, il n'y a pas de limite territoriale à établir entre les deux pays puisque la terre ne se laboure pas et qu'elle sert seulement de pacage aux Arabes... » [15]. Le roi Hassan II est le descendant de Moulay Abd er-Rhamane.

Cette rapide histoire du Maroc précolonial montre que les différents souverains marocains sont originaires des confins sahariens et qu'ils ont, à chaque fois, conquis le Nord. Le berceau des dynasties marocaines se trouve au Sud, au-delà du « Maroc utile ». Les souverains sont les descendants de tribus nomades ou bédouines. Ce ne sont pas des Arabes, mais des Berbères dont l'ensemble formé par la zone se situant entre l'Atlas et le fleuve Sénégal constitue les terrains de parcours habituels.

le Maroc avant la colonisation française
le Maroc avant la colonisation française

Puissances en présence [modifier]

La Maroc et le Maghreb en 1843
La Maroc et le Maghreb en 1843

Durant le XIXe siècle, les puissances coloniales européennes tentent d'asseoir leur influence en Afrique du Nord. Lors de la conquête de l'Algérie, la France obtient du Maroc une promesse de neutralité (1823). Mais en 1839, le sultan Abd el-Rahman soutient l'action du sultan algérien Abd el-Kader, le conflit algérien s'étend dans les provinces marocaines. L'armée marocaine est défaite par les troupes françaises du maréchal Bugeaud à l'Isly le 17 aout 1844. Le traité de Tanger, du 10 septembre 1844, met hors la loi le sultan Abd el-Kader et définit la frontière entre les deux pays.

Le Royaume-Uni cherche à accroitre sa puissance économique et signe, en 1856, un traité commercial très à son avantage. L'Espagne pousse son désir de reconquête. Répondant aux succès des colonisations accomplies par la France, elle prend possession des îles Jaafarines, îlots méditerranéens, en mai 1848. Elle déclenche et gagne la guerre de Tétouan en 1859-1860[16]. Cette défaite impose au Maroc de lourdes pertes humaines ainsi qu'une importante indemnité de guerre, ce qui aggrave une situation économique déjà mal en point.

La France quant à elle, désireuse de constituer en Afrique du Nord un territoire homogène signe, en 1863, une convention franco-marocaine. Les avantages accordés à la France et le Royaume-Uni sont élargis à tous les pays européens lors de la conférence de Madrid (1880)

Le sultan Moulay Hassan à la tête du pays durant cette période (1873 - 1894) tente de le moderniser et joue sur les rivalités européennes pour conserver son indépendance. C'est aussi lui qui stoppe l'expansionnisme espagnol au Maroc. Mais à son décès , et encore plus à la mort du régent Ben Moussa dit Ba Ahmad en 1900, les manœuvres coloniales reprennent de plus belle sur le Maroc. la France en particulier occupe et intégre les terres marocaines orientales à ses départements d'Algérie française entre 1902 et 1904.

En effet, depuis qu'elle occupe et colonise l'Algérie, la France se préoccupe de la sécurité des confins algéro-marocains et lorgne sur le sultanat voisin, l'un des derniers pays indépendants d'Afrique. Ses commerçants et entrepreneurs s'y montrent très actifs, notamment à Casablanca, un port de création récente.

C'est ainsi que Lalla Maghnia et le Sahara central touchant la frontière du Mali, le Touat, Tidikelt, la Saoura, Béchar, Jorf Torba, Abbadia, Métarfa, Hassi Regel, N'khaila, El Hamira, Kenadsa, Sahela, Merkala, et Timimoun, passent sous contrôle français.

La politique menée par Abd al-Aziz conduit le pays à une crise économique et financière.

Coup de Tanger [modifier]

En 1904, un accord conclu entre les partenaires de l'entente cordiale laisse à la France le Maroc comme zone d'influence, le Royaume-Uni se concentrant sur l'Égypte, le nord du Maroc est concédé à l'Espagne. L'empereur Guillaume II proteste contre les ambitions de la France au Maroc. Conformément à sa nouvelle doctrine de Weltpolitik, il veut avoir sa part des conquêtes coloniales.

Le 31 mars 1905, en vue de prévenir la mainmise de la France sur le Maroc, il débarque théâtralement à Tanger, au nord du sultanat, traverse la ville à cheval, à la tête d'un imposant cortège, et va à la rencontre du sultan Abd al-Aziz pour l'assurer de son appui. Ce « coup de Tanger » entraîne une poussée de germanophobie en France et la démission du ministre français des Affaires étrangères, Théophile Delcassé.

Conférence d'Algésiras [modifier]

Article détaillé : Conférence d'Algésiras.

Le coup de Tanger débouche aussi sur la réunion l'année suivante, du 16 janvier au 7 avril 1906, d'une conférence internationale sur le Maroc à Algésiras, au sud de l'Espagne. Elle confirme l'indépendance du Maroc. Elle rappelle le droit d'accès de toutes les entreprises occidentales à son marché… Toutefois, au grand dam de Guillaume II, la France et l'Espagne se voient confier la police des ports marocains et un Français est chargé de présider la Banque d'État du Maroc.

En 1909, l'Espagne étend sa zone d'influence à tout le rif marocain.

Incident d'Agadir (1911) [modifier]

Article détaillé : Canonnière d'Agadir.

On désigne par l'expression de la canonnière d'Agadir un incident diplomatique qui eut lieu en 1911, entre la France et l'Allemagne, à propos de l'envoi d'une canonnière (petit bateau faiblement armé) de la marine de guerre allemande dans le port marocain d'Agadir, alors placé sous protectorat français.

Les protectorats français et espagnol (1912 - 1956) [modifier]

Les protectorats français et espagnol au Maroc et Sahara Occidental
Les protectorats français et espagnol au Maroc et Sahara Occidental
Article détaillé : Traité de Fez.

À partir de 1902, la pénétration économique européenne s’intensifie à tel point que le sultan Moulay Hafid, frère de Moulay Abd el-Aziz, est contraint de signer en 1912 le traité de protectorat qu’est la convention de Fès. Le traité institue, à partir du 30 mars 1912 le régime du protectorat français. En octobre de la même année, le sous-protectorat espagnol est mis en place sur le nord du Maroc (Tanger exclue).

La Première Guerre mondiale [modifier]

Hubert Lyautey résident-général au Maroc
Hubert Lyautey résident-général au Maroc

En 1915, Hubert Lyautey reçoit l’ordre de Paris de retirer les troupes de l’intérieur pour les envoyer en France. Cette évacuation semble prématurée dans la mesure où la pacification se heurte encore à des mouvements rebelles soutenus par les Allemands

La Guerre du Rif [modifier]

Article détaillé : Guerre du Rif.

En 1921, le Rif se révolte contre l'Espagne. Les rebelles écrasent les forces espagnoles lors de la bataille d'Anoual. Le chef suprême des forces espagnoles, le général Silvestre est tué, de grandes quantités d'armes et de munitions sont prises à cette occasion. En 1922, Abd el-Krim proclame la République confédérée des Rifains. Les forces françaises entrent alors en guerre contre ce nouvel état qui menace les intérêts nationaux. Les armées rifaines se rendent en mai 1926 et Abd el-Krim est exilé sur l'île de la Réunion jusqu'en 1948.

La Seconde Guerre mondiale [modifier]

Article détaillé : Seconde Guerre mondiale.

Le Général Lyautey quitte le Maroc en 1925, et la France diminue les prérogatives du pouvoir fondamental chérifien en procédant de plus en plus par gestion directe. Une résistance s'organise, d'abord seulement intellectuelle, à partir de jeunes élites urbaines, puis passant à une action d'agitation-propagande ; la seconde guerre mondiale marque une trêve entre l'opposition nationaliste et la France.

Pendant la guerre, le Sultan Mohamed Ben Youssef (Mohamed V), Sultan du Royaume Chérifien depuis 1927, entreprend de protéger tous les Juifs Marocains face au régime de Vichy. En 1942 a lieu le débarquement des Alliés à Casablanca.

Le sultan Mohamed Ben Youssef, à la suite de la victoire alliée en Afrique, donne son appui à la « France libre », et soutient l'organisation et le recrutement des forces française en Afrique[réf. nécessaire]. Le Maroc paie un lourd tribut à la guerre européenne : 25.000 hommes sont morts pour libérer la France.

Au retour des soldats au Maroc, ils sont acclamés par une foule dense.

Il s'ensuit des ferments de révolte nationaliste dans le pays. L'invasion de la France par les Allemands en 1940 puis, en 1942, le débarquement anglo-américain sur les côtes du Maroc, avaient atteint l'autorité de la France. En 1943, le parti de l'Istiqlal (indépendance) est fondé par des nationalistes marocains.

De l'idée d'indépendance à l'indépendance réelle [modifier]

  • 1953 : Emeutes populaires à Casablanca durement réprimées : le gouvernement français craint une extension aux autres villes marocaines. Le sultant Mohammed Ben Youssef refuse d'abdiquer : les autorités françaises déposent le souverain et le condamne à l'exil à Madagascar. Le gouvernement français installe au Palais de Rabat Mohammed Ben Arafa, parent éloigné de Mohammed Ben Youssef : il est agé de 70 ans. L'Espagne de Franco, non prévenue de cette manœuvre, refuse de reconnaître sa légitimité. La zone marocaine sous domination espagnole allait devenir ainsi pour les nationalistes marocains en fuite un sanctuaire d'où ils organisèrent des opérations de résistance contre la présence française.
  • 1955 : La France, empétrée dans les conflits coloniaux en Indochine et en Algérie, décide d'aborder la question marocaine. Edgar Faure,¨Président du Conseil, négocie avec Mohammed Ben Arafa : des pré-pourparlers de négociation sont menés à Aix-les-Bains (Savoie) entre le 22 et le 26 août entre, côté marocain : Si El Hadj El Mokri, Grand Vizir, Si Kolti, délégué du Grand Vizir aux PTT, Si Thami El Mosbi, délégué du Grand Vizir aux Finances, Si Berrada, Vizir adjoint au Grand Vizir pour les affaires économiques, Si Abderrahaman El Hajoui, Directeur adjoint au protocole et S.E. Hadj Fatemi Ben Slimane, ancien pacha de Fez, et côté français : Edgar Faure, président du Conseil, Antoine Pinay, Ministre des Affaires étrangères, Robert Schumann, Garde des Sceaux, Pierre July, Ministre des Affaires marocaines et tunisiennes et le Général Koenig, Ministre de la Défense nationale. Le sultan Moulay Ben Arafa démissionne le 1° octobre 1955. Le 16 novembre le sultan Mohammed Ben Youssef , accompagné de son fils Moulay Hassan, futur Hassan II, revient à Rabat. Il entame aussitôt des discussions avec le gouvernement français au chateau de la Celle-Saint-Cloud.
  • 1956 L'indépendance du Maroc est proclamée le 3 mars. Le sultan Sidi Mohammed ben Youssef prend le titre de roi Mohammed V. Hassan II lui succéda puis, actuellement, Mohammed VI.

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Le Maroc moderne (depuis 1956) [modifier]

L'Espagne à son tour reconnaît l'indépendance du pays le 7 avril 1956 avant de restituer le protectorat du Tétouan. Enfin le statut international de Tanger est aboli le 21 octobre de la même année et le port retourne au Royaume.

Les premières années après l’indépendance, jusqu'en 1960, la politique marocaine consiste à reconstituer le « Grand Maroc », projet dans lequel le Roi ne voulait pas être débordé par le parti de l’Istiqlal. Après le départ du ministre Allal El Fassi, l'idée est abandonnée.

En 1969, l'Espagne cède Ifni, onze ans après Tarfaya.

1963 : Guerre des sables [modifier]

Article détaillé : Guerre des sables.

La guerre des sables est une guerre mettant au prise le Maroc et l'Algérie et qui a débuté dès l'indépendance de cette dernière.

Le dossier du Sahara occidental [modifier]

Article détaillé : Histoire du Sahara occidental.
Article détaillé : La Marche Verte.

Le Maroc a partiellement annexé le Sahara occidental à la suite de la Marche verte en 1975, puis totalement en 1979. Le royaume fait face au désaccord de la Mauritanie qui elle aussi revendique ce territoire, de l'Algérie et surtout des populations sahraouies (Front Polisario) mais la résolution finale sur le statut du territoire reste suspendue à un référendum organisé par l'Organisation des Nations unies, qui a été reporté à plusieurs reprises à cause d'un désaccord entre les parties sur le recensement du corps électoral.

1976 : Deuxième Guerre entre l'Algérie et le Maroc [modifier]

En janvier 1976, un premier affrontement avec l'Algérie tourne à l'avantage du Maroc : 200 soldats algériens sont tués, 101 capturés, les troupes algériennes évacuent le Sahara occidental tandis que les troupes marocaines prennent contrôle de l'oasis

1980-90 : Instabilité sociale [modifier]

1991 à nos jours [modifier]

Maroc à lancée le code de la route avec le portugal, pour préserver la mémoire que partage deux grands peuples, celui du Maroc et celui du Portugal.

Annexes [modifier]

Notes et références [modifier]

  1. B. Lugan, Histoire du Maroc p15
  2. En effet, même sous la domination française, le Maroc avait statut de protectorat, et restait donc état souverain.
  3. résumé sur le site ministère de la culture marocain
  4. B. Lugan, Histoire du Maroc p19
  5. ab Y. Le Bohec « La Maurétanie Tingitane : le Maroc des Romains » sur le site clio
  6. Anne Bernet, Les chrétientés d'Afrique, éditions de Paris, 2006, p 174-176
  7. B. Lugan, Histoire du Maroc p33
  8. Arnold Joseph Toynbee, La grande Aventure de l'humanité, chap 42 - 43
  9. B. Lugan, Histoire du Maroc p48-50
  10. H. Terrasse Histoire du Maroc, 1949, T1, p104
  11. B. Lugan, Histoire du Maroc p52
  12. Idrissides
  13. Wattassides
  14. Saâdiens
  15. Le Tourneau : Maroc Moderne - p.64
  16. voir Guerre d'Afrique

Bibliographie [modifier]

Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]